dimanche 10 mai 2015

WE tranquille à Bogota

Oui, hier j’ai décidé d’éprouver votre patience : pas de message ! (en fait, j’étais occupée à mes tâches de bonne ménagère : lessives et repassage… c’est le revers de la médaille de ne pas avoir choisi la solution « hôtel » !)

D’abord petit message pour rassurer les grands-mères : depuis jeudi où elle a vu le médecin, Domitille va beaucoup mieux, plus de fièvre le lendemain, juste le nez qui coule et pas de toux. On continue les médicaments prescrits par le médecin, mais sinon tout va bien.

Et autre surprise de Domitille : elle nous a apporté les poux de la Casa ! Yes !!! Naturellement, vu les bisous et les câlins à gogo depuis mercredi, on les a tous attrapés… donc on a tous été traités ! Ici, ils ont un médicament paraît-il miracle qui permet d’éliminer les poux en une seule prise. Sur le conseil du médecin, on en a tous pris… verdict dans quelques jours pour savoir si ça a marché ! De fait, on ne se gratte plus… mais ça peut parfaitement être un effet placebo !!!

Sinon, on continue notre petit rythme pépère : en général, promenade au parc ou courses le matin, sieste puis re-parc l’après-midi. La bonne surprise, c’est que les Blondé – une des deux autres familles appelées par la Casa en même temps que nous – sont arrivés hier et qu’on les a retrouvés par hasard au parc cet après-midi. Isaure était toute contente, car leur fille Sixtine a le même âge qu’elle !




A part ça, même à l’autre bout du monde, on garde les bonnes habitudes du dimanche.

D’abord, messe ce matin, dans la paroisse où nous étions allés pour notre première messe
avec Isaure il y a trois ans et demi. Une paroisse toujours aussi dynamique, avec un curé très gentil, qui nous a fait de beaux compliments sur la tenue de nos enfants (c’est vrai qu’ils ont été particulièrement sages… effet première fois, sans doute !) et qui en a profité pour me passer commande de livrets de préparation au baptème, à la première communion et à la confirmation « made in France » ! Il va falloir que je me mette en chasse de ça en rentrant !

Et ensuite, en rentrant, pendant que Philippe prépare le repas, apéro pour tout le monde. Domitille découvrait… et elle a apprécié !



Au programme de demain, donc :
- 9h : point avec la psychologue de la Casa sur l'intégration de Domitille
- 10h : rencontre avec la Defensora, qui doit donner son accord pour la poursuite de la procédure

Puis si possible un petit temps avec Barbara qui sera rentrée des Etats-Unis, pour prendre de ses nouvelles, et pour plaider 2 dossiers qui nous tiennent à coeur... Et ensuite départ pour Anapoima, pour 5 jours a priori.

vendredi 8 mai 2015

J3 : Mademoiselle affirme son caractère !



Divine surprise ce matin : Domitille nous laisse dormir jusque 7h !!!... mais c’était sans compter Isaure qui débarque dans notre lit à 5h49 (ouille !!!) et ne se rendort pas vraiment… Heureusement, Paul est un super grand frère qui l’occupe quand même pratiquement une demi-heure à partir de 6h30 pour nous laisser profiter de la « grasse matinée » de Domitille.

Le problème, c’est que dans notre chambre, on a des rideaux occultants, alors que dans celle de Paul et Isaure, non. Du coup ce soir, on tente l’essai de la faire dormir avec nous et Domitille, espérons que ça porte des fruits !

Encore une journée plutôt tranquille : courses le matin (on tentait de trouver une planche à accrocher derrière la poussette pour faciliter les déplacements avec Isaure, mais visiblement, nos désidératas européens sont un peu trop demander aux magasins de puériculture colombiens !) et tentative de parc l’après-midi… mais la pluie nous a, pour la première fois, obligés à battre en retraite. Fort heureusement, nous avons découvert que le restaurant pratiquement en face de chez nous disposait d’une aire de jeux intérieure avec piscine à balles et toboggans : les deux grands se sont éclatés !

Mais la nouveauté d’aujourd’hui, c’est surtout que Domitille commence à nous faire découvrir son caractère. Sans doute, les deux premiers jours, elle était impressionnée… Mais là, nous commençons à avoir un petit aperçu plus réaliste de son caractère !

Nous avons pour la première fois entendu ses pleurs pour dire qu’elle n’est pas contente. Nous avons aussi bien compris qu’elle sait parfaitement dire non ! Un vrai « non, non, non », le geste accompagnant la parole. Elle l’utilise particulièrement au cours des repas, pour nous signifier qu’elle ne veut pas goûter. Ou dans les jeux quand elle ne veut pas qu’on l’embête. Voire pour rire, ayant bien compris l’effet comique que peut parfois avoir la répétition de ses « non ».

Globalement, elle est quand même plutôt facile à vivre : elle s’occupe facilement, adore observer son frère et sa sœur, même quand ils se chamaillent… Elle est très souriante, rit facilement, c’est vraiment une bonne nature. C’est aussi une charmeuse : elle sait parfaitement battre des cils ou faire le pitre pour amadouer son monde et faire passer ses « non ».




Côté Isaure, ça va mieux… avec une bonne sieste : et oui, un sommeil suffisant, ça change tout. Il faut dire que depuis notre arrivée, mademoiselle ne dort pas à la sieste, préférant jouer et nous retourner la chambre pendant ce temps. Aujourd’hui, j’ai sévi et suis restée dans la chambre le temps de l’endormissement : résultat, deux heures et demi de sieste pour Isaure, et à l’arrivée une grande fille bien plus agréable, souriante et enjouée.

Domitille, elle, a fait la grève de la sieste… mais elle avait pas mal dormi dans la poussette le matin. Du coup, elle a profité d’un bon moment avec son frère, à faire des dessins.





Quant à Paul, c’est vraiment un super grand frère. Et je dois dire que, pour le moment, et contrairement à notre premier voyage, il met vraiment de la bonne volonté à travailler pendant la sieste de ses sœurs : 2h à 2h30 d’école à la maison, moitié français, moitié maths. La concentration n’est pas toujours au rendez-vous, mais il fait vraiment des efforts et travaille bien. Et le cahier de Colombie version 2015 est lancé… ainsi que pour Isaure qui ne voulait pas être en reste !

Pour répondre enfin à vos différentes questions :

- Non, Domitille n’est pas encore baptisée : la Casa estime que c’est à nous de le faire et nous demande d’ailleurs de nous engager à le faire dans les 3 mois de notre retour.

- Pas d’inquiétude pour notre voyage à Anapoima : j’avais anticipé la possibilité de tourisme balnéaire et nos valises regorgent de maillots de bain et autres vêtements de plein été.

jeudi 7 mai 2015

Première journée complète à 5 !

Il va falloir se rendre à l’évidence : avec 3 enfants, dont 2 de moins de 4 ans qui font encore la sieste, on va être moins mobiles que la dernière fois ! Programme pépère, donc, pour le moment…

Une première nuit parfaite, la demoiselle se couche et s’endort sans aucun souci, elle dort d’une traite et se réveille en gazouillant… bon, si elle pouvait gazouiller plus tard que 6h du matin, ce serait top… d’autant que le gazouillis en question provoque le débarquement des deux autres dans notre chambre dans la minute !

Premiers câlins à 5 dans le lit (heureusement king size !) : Domitille découvre… et en redemande ! Elle est tout sourire… Premier petit déj aussi, avec le bibi sur les genoux de maman (la Casa avait dit qu’elle buvait à la tasse mais 1) je n’ai pas de tasse à bec, 2) un bibi câlin, c’est trop bon, on peut bien régresser un peu, nanmého !).



Le docteur envoyé par la Casa pour faire le certificat médical doit passer à 9h : ça tombe bien, car après le petit déj, notre pauvre cocotte nous fait une grosse poussée de fièvre, et comme elle est sous traitement par ailleurs, je n’ose pas donner de médicament, de peur des interactions possibles. Le médecin me rassure, autorise le Doli, c’est très probablement viral – un genre de rhino quoi – et nous prescrit quelques médicaments supplémentaires.

Après une petite sieste le temps que le Doli fasse effet, ça va mieux et nous pouvons sortir explorer le quartier, en nous dirigeant vers des endroits non visités la dernière fois : nous découvrons un ravissant petit parc avec des jeux, caché à trois pâtés de maison de l’appartement : gageons que nous y retournerons souvent !

La principale difficulté à ce stade, c’est pour manger : la Casa nous a prévenu, ce n’est pas une grosse mangeuse et jusqu’à il y a un mois, il était très difficile de la faire manger. J’ai comme l’impression qu’elle régresse sur ce point (il faut bien qu’elle gère ces bouleversements d’une façon ou d’une autre !). Donc, la purée de carotte, les yaourts, les compotes, le jambon et le fromage, ça passe. Par contre, le poisson, le riz, les légumes en petits morceaux, pour le moment, non. Du coup, on va faire simple et plutôt en consistance purée, ça passera sans doute mieux… Pas de bras de fer (si j’arrive à tenir mes bonnes résolutions...), elle a tellement de choses à gérer qu’on ne va pas se braquer là-dessus !

C’est pour Isaure que c’est le plus compliqué : pas facile de devenir grande sœur ! Elle est adorable avec sa petite sœur, mais encore plus à fleur de peau que d’habitude avec nous si c’est possible. Elle veut être la grande… mais aussi qu’on la porte, qu’on la câline… Et Domitille ne lui facilite pas la vie, car comme Isaure avant elle, elle n’hésite pas à demander les bras précisément juste au moment où je prends sa sœur ! Mais elles jouent malgré tout très bien toutes les deux... quand Paul ne s'en mèle pas !





Côté procédure, RAS aujourd'hui, c'était une journée rien qu'à nous.

Sinon, « revers de la médaille » de l'arrangement trouvé par la Casa pour éviter l'encombrement des tribunaux de Bogota, si j’ose dire : il faut que nous allions nous installer quelques jours dans le district où le jugement sera rendu, pour justifier de la compétence du juge. Dans la mesure où il s’agit d’aller passer 5 jours dans le « country club » dont Barbara et Lorena sont membres, situé à 2h de Bogota, à une altitude bien inférieure qui nous promet 27° et du soleil, au bord d’un lac, avec piscine, golf etc… on va dire qu’on fait volontiers contre mauvaise fortune bon cœur !


A partir de lundi, nous serons donc à Anapoima, pour 5 jours. J’ai le secret espoir que le country club aura un wifi plus performant que ma connexion pourrie, et qu’on pourra en profiter pour faire quelques skype !

Pour répondre aux diverses questions des un(e)s et des autres, posées ici ou ailleurs…

- Son prénom se prononce bien « DomitiYe »

- Elle a été incroyablement bien préparée par la Casa, c’est vraiment étonnant : elle m’a immédiatement adoptée, demande mes bras, commence à m’appeler (Philippe dit que je prends mes rêves pour des réalités…), et elle est super à l’aise avec son frère et sa sœur. Ca va de mieux en mieux avec Papa, même si elle préfère les bras de maman si elle a le choix

- Oui, nous étions sur notre 31 : d’abord parce que c’était un grand jour, ensuite parce que les colombiens sont très élégants en toutes circonstances et enfin parce que la Casa s’attend à ce qu’on montre ainsi l’importance qu’on accorde à cet évènement

- Elle dort la nuit !!! Super bien et d’une seule traite. Et s’endort en qq minutes sans aucun souci. Ca aussi, ça m’épate !!!


- Elle est très déconcertée par la poussette, et préfère de loin l’ergobaby !

mercredi 6 mai 2015

La rencontre en image



Quoi, j’ai oublié quelque chose ? Ahhh oui !!!!

Je vous présente Domitille Marie Laura Bachschmidt !


Pendant qu'on m'habille avec la belle robe apportée par Papa et Maman, je révise !


Rencontre avec mon grand frère et ma grande soeur !

J'arrive dans les bras de mon grand frère...

Premiers moments en famille...

Premier câlin avec Maman !

On joue tous ensemble !

Première photo de famille tous les 5 !

Et j'espère que vous admirerez ma patience et ma persévérance : j'ai du m'y reprendre au moins à 20 fois pour charger tout ça, ma connexion est pourrie et saute toutes les 5 mn !!!

Jour J, heure H : rencontre avec notre deuxième princesse !



Voilà, le grand jour est arrivé… à la fois tellement attendu et pas tant que ça, tellement la Casa nous a encore surpris par sa vitesse ! Un jour pas comme les autres et en même temps très « ordinaire »…

Après un réveil aux aurores des enfants (enfin, voyons le verre à moitié plein, on progresse : on passe de 4h à 6h !!!), des péripéties de shampoing pour respecter la tradition familiale (ou comment se rendre compte une fois les cheveux mouillés que le sèche-cheveux apporté de Paris ne fonctionne pas en Colombie, faute de prise adaptée… et me voilà sortant échevelée à 9h du matin pour aller au magasin du coin acheter un sèche cheveux…), nous retrouvons notre fidèle Jairo (le fils) pour nous rendre à la Casa.

Comme d’habitude, il a vu trop large et nous arrivons avec 20 bonnes minutes d’avance à la Casa. Heureusement, comme c’était en même temps que Lorena, nous entrons quand même sans attendre.

En trois ans, les choses ont un peu changé : c’est Lorena qui nous reçoit (Barbara est aux Etats-Unis jusque lundi), et avant la grande rencontre, nous voyons toute l’équipe qui s’est occupé de notre petite princesse : la puéricultrice qui nous raconte ses petites habitudes quotidiennes, ce qu’elle mange, son petit rythme de vie… l’infirmière qui nous met au courant des traitements en cours et des derniers examens médicaux… la psychologue qui nous raconte son développement et ses progrès… On jongle entre l’espagnol, l’anglais (la psychologue est une ancienne protégée de la Casa, adoptée par un couple américain et revenue travailler à la Casa), le français… Je crois que j’en ai épatés plus d’un en passant sans sourciller d’une langue à l’autre sans hésitation !

Nous rencontrons aussi la bénévole « attitrée » de notre petite fille, celle qui lui a servi de marraine ces derniers mois et qui venait la faire jouer quelques heures 4 jours par semaine. Elle nous remet un livre qu’elle a dédicacé en souvenir pour notre princesse, ses mots sont tellement émouvants, difficile de retenir quelques larmes…

Et puis, et puis enfin c’est le moment tant attendu. Paul et Isaure partent avec Lorena chercher la « petite sœur », on les aperçoit de loin, de l’autre côté du patio, à travers les vitres de la pouponnière… mais sans apercevoir encore notre princesse.

Elle arrive enfin, dans les bras de son grand frère, sourire jusqu’aux oreilles, fier et attendri, suivi d’Isaure, qui aurait bien voulu la porter aussi, mais elle est trop petite. C’est Paul qui la met dans mes bras, elle est toute légère et menue, souriante, incroyablement à l’aise, même si par moment, on la sent chercher des yeux les visages connus des gens de la Casa pour se rassurer, tout en suçant son pouce (je vous ai dit à quel point je craque pour les enfants qui sucent leur pouce ?!!!).

La découverte se poursuit, à l’abri des regards, les personnes de la Casa nous laissant faire un peu mieux connaissance en famille. Isaure offre son bébé à sa petite sœur, Paul son premier doudou. Isaure est trop mignonne à la couvrir de bisous et à l’étouffer de câlins. La petite cocotte ne perd pas une miette des facéties de son grand frère et de sa grande sœur (au point d’en oublier son déjeuner, impossible de lui faire avaler plus de trois cuillèrées).

Maman est adoptée aussitôt, elle me cherche et m’appelle (enfin pousse des petits cris, parce qu’elle babille énormément, mais rien de reconnaissable pour le moment). Le pauvre Papa peine encore un peu à trouver sa place : un monsieur, ça fait un peu peur quand on a vécu ses 18 premiers mois uniquement avec des femmes.

Nous repartons au bout d’un temps qui nous a paru très court, c’est assez surréaliste, même si on l’a vécu déjà une fois, de se retrouver dehors avec notre petite cocotte.

Prochaine étape : rendez-vous avec la defensora lundi prochain. Ce sera le coup d’envoi de la phase judiciaire, avec le dépôt de notre dossier chez le juge. Avec la nouveauté 2015 : plus de tirage au sort et d’incertitude sur les délais associés à la chance ou la malchance de tomber sur un juge plus ou moins pressé. La Casa a obtenu l’accord de l’ICBF pour faire juger ses adoptions en dehors de Bogota, dans un district à la campagne, où du coup, les délais sont imbattables : Lorena est péremptoire, nous aurons la sentencia au plus tard le 15 mai !

mardi 5 mai 2015

Installation dans nos quartiers

Après un voyage sans encombre (et beaucoup moins pénible que prévu, Isaure s'étant découvert une passion pour la Reine des Neiges qu'elle a regardé en boucle d'un bout à l'autre du voyage et ayant même eu la bonne idée de céder au sommeil pendant près d'une heure et demie... inespéré, je l'avoue !), nous nous sommes installés dans nos quartiers colombiens.

Un deuxième voyage, ça a ça de bien qu'on retrouve ses habitudes, on reconnaît les lieux, on retrouve des souvenirs aux différents coins de rue... Enfin, disons-le tout net, surtout moi, car visiblement, dans la famille Bachschmidt, le sens de l'orientation, c'est plutôt moi, Philippe, lui, ne reconnaît rien du tout avant d'arriver au dernier croisement avant l'immeuble !

L'appart de Natalia, la soeur d'Adriana (pour ceux qui ont suivi notre première aventure) est situé un étage plus bas que celui que nous occupions il y a trois ans. Il est encore mieux agencé si c'est possible, avec une vraie, grande cuisine séparée, une buanderie tout équipée, un beau salon salle à manger très bien meublé, 2 chambres, 2 salles de bain... Un vrai palace ! Et le portier de l'immeuble, qui n'a pas changé, nous a tout de suite reconnus !

Aujourd'hui, donc, journée tranquille... après un réveil plus que matinal (les enfants étaient réveillés à 4h du matin... nous avons réussi à faire traîner le lever définitif jusque 6 heures...). On défait les valises, on fait les courses au super marché du coin (ahhhh ce rayon de fruits exotiques !!!) et on fête notre arrivée chez "El Corral", le McDo colombien (bien bien meilleur !!!). Puis 2h30 d'école à la maison pour Paul pendant la sieste de sa soeur, il y a plutôt mis de la bonne volonté, pourvu que ça dure !!!!

Ce soir, dîner italien (Philippe fait des progrès sur la cuisson des pâtes en altitude...) et coucher tôt pour les enfants, un peu claqués. Les parents vont faire de même, car demain, c'est une journée riche en émotion qui nous attend, LE grand jour !!!!

Les enfants sont surexcités (surtout Paul !). Quant à moi, sentiment très différent de la journée "d'avant Isaure", c'est déroutant. Il n'y a plus l'inconnue de "comment ça se passe ?", plus d'appréhension aussi par rapport aux bouleversements pour notre famille... Mais je suis sûre que tout s'effacera quand nous la tiendrons dans nos bras !!!